L'inspecteur des carrières fait son entrée pour une petite explication de la situation.

Explications

Il parle d'une explosion dans la carrière qui fait penser à celle qu'il y a véritablement eu, rue Raynouard, qui était due au gaz et qui fut d'abord imputé à des anciennes carrières souterraines hypothétiques. (cette explosion s'est produite plusieurs années après la sortie de la B.D.) Il y a eu vers 1976 un fontis qui est venu à jour rue Berton au niveau du Musée Balzac. (je ne sais pas si les deux événements sont liés)


C'est la première fois que l'on peut situer l'hôtel particulier de Duranton, le joaillier : rue Berton, c'est dans le 16ème.
Il pourrait donc y avoir des carrières sous l'hôtel mais elle est placée à droite de la limite de la zone exploitable de calcaire grossier, c'est à dire vers la seine. Il n'y a donc rien sous cette rue. 
Le seul vide connu est un tunnel qui rejoint un souterrain de la rue Raynouard. En effet, la rue Raynouard correspond à cette fameuse limite et il y avait donc à cet endroit des abris creusé dans la masse rocheuse.

D'après "A la découverte des souterrains de Paris" par Patrick Saletta, édition sides :
C'est au 17 de la très pittoresque rue Berton que s'ouvre l'entrée d'un souterrain ayant servi de refuge à des époques troublées. Nous sommes ici en présence d'une galerie étroite, d'une cinquantaine de mètres de longueur, entièrement excavée dans la masse calcaire. Cette galerie se sépare ensuite en trois branches d'une trentaine de mètres de longueur chacune, aboutissant à de petites pièces maçonnées établies de l'autre côté de la rue Raynouard. Ces chambres, équipées aujourd'hui de citernes, servent à récupérer les eaux de la nappe supérieure de l'argile plastique. Creusé vraisemblablement au dix-huitième siècle dans les jardins de la princesse de Lamballe alors propriétaire du terrain, ce souterrain, servit encore disent des vieux habitants du quartier, lors des alertes de la première guerre mondiale en abritant la population du quartier. Cette galerie est aujourd'hui invisitable, son entrée étant désormais située dans l'enceinte très surveillée de l'ambassade de Turquie.   Voir plan au dessus

Il s'agit d'un captage souterrain des eaux de la nappe supérieure de l'argile plastique exécute au XVIIe siecle, sous le coteau de Passy, entre les rues Raynouard et Berton pour le compte de Messire Claude Chahu Seigneur de Passy. Emile Gérards signale avoir découvert en 1917 cet ouvrage "extrêmement intéressant et curieux a divers titres, il est unique en son genre a Paris".
Ce captage n'est pas constitué comme une simple prise d'eau a un point d'émergence ( puits a eau ) ici, on est allé chercher une nappe au loin, sous la terre pour en conduire l'eau dans un endroit déterminé. Ce captage comprend un système de quatre galeries en éventail percées a la base du gisement de calcaire grossier immédiatement au dessus de l'argile plastique. Ce calcaire érodé par les eaux fourre l'escarpement du coteau de Passy parallèle a la seine ; il est longé a sa base sur une longueur de 250 mètres environ, par une section de la rue Berton.
Durant les bombardements de Passy en 1871 ces souterrains seront un refuge efficace, ainsi qu'en 1918 pendant les incursions des aéronefs ennemis sur Paris.

On apprend maintenant qu'il y a du sable de Beauchamp sous l'hôtel mais, comme de bien entendu, cela est faux. D'après Emile Gérards, on voit les différents affleurements de ce sable ( assez courant dans Paris  ) et la limite de ces affleurements est située au delà de la rue Raynouard.

On peut noter que le casque de l'inspecteur des carrières est la réplique exacte de ceux utilisées à l'époque.

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